Fontaine Pont de Crau

La fontaine magique de Pont de Crau

Au 17e siècle, les consuls de la ville d’Arles étaient soucieux du bien-être des habitants du village de Pont de Crau. Un document des archives communales d’Arles nous précise leurs bonnes intentions.
A cette époque, faute de réseau d’adduction d’eau, il fallait aller chercher le précieux liquide à la fontaine. A ma connaissance, il y avait au moins deux fontaines, la première sur la voie principale du village sur la route de Crau, à gauche du garage Bernardini. Cette source fut immortalisée par une carte postale de 1933, ou les coureurs du tour de France sont arrêtés et se désaltèrent.

Fontaine Pont de Crau

La seconde, sans doute la plus connue, celle de la place du « cabaret neuf » située en face de l’hôtel de la source.
Je pense que la fontaine en question citée dans le texte ci-dessous est celle de la place du cabaret neuf. L’eau qui coulait devait venir d’un puits artésien* alimenté par une veine ou par l’infiltration de l’eau venant du canal de Craponne. La branche d’Arles du fameux canal arriva dans la commune dans les années 1590.


Il y a au moins un autre puits artésien à Pont de Crau, il est situé contre le canal du Vigueirat juste devant le bâtiment municipal abritant la société de chasse et les canoës de la ville d’Arles.

*Un puits artésien est une exsurgence formant un puits où l’eau jaillit spontanément.

Document original des archives communales d’Arles
Conseil du 6 août 1680

« Délibération de faire distiller l’eau de la fontaine de Crau et d’y faire un bassin pour la commodité publique.

Le conseil estant pleinement informé des bons effets de l’eau de ladite fontaine par l’approbation générale de tous ceux qui en usent, a unanimement délibéré que messieurs les consuls prieront les maistre Apothicaires ou leurs scindics de faire les distillations nécessaires pour vérifier s’il y a de minéraux dans icelle et que ledit travail sera fait dans l’hotel de ville aux frais de la communauté pour ce qui regarde les instruments nécessaires pour la dite distillation.
Comme aussi le conseil a délibéré que messieurs les consuls fairont construire un bassin a la dite fontaine pour la commodité publique de la manière et forme qu’ils adviseront avec le sentiment des personnes expérimentées en c’est sorte d’ouvrage, le tout aux frais et despends de la communauté. »

Il y a de fortes chances que ce bassin fut construit par la municipalité, pour effectuer le lavage des effets personnels de la population. Mais si cela avait été le cas, ils auraient parlé de « lavoir ». Peut être servait il a s’immerger pour se soigner ?

À ce jour, je n’ai pas trouvé de documents aux archives communales concernant ce bassin et les résultats d’analyses de l’eau effectués par « les maistre Apothicaires ».

C’est le document ci-dessus qui m’a donné l’idée de rechercher la présence de diverses propriétés dans cette eau :

« des bons effets de l’eau de ladite fontaine par l’approbation générale de tous ceux qui en usent » 

« faire les distillations nécessaires pour vérifier s’il y a de minéraux dans icelle »

Depuis la nuit des temps, on prête à certaines sources la faculté de soigner les maladies de peau, la cécité, et bien d’autres pathologies, et même d’opérer des miracles. Le culte des fontaines et des sources est bien antérieur au christianisme. Il s’agit en réalité de dévotions païennes. Il semble que les premiers hommes à les avoir divinisés furent les Celtes. Pour eux, ces eaux qui soignent, devaient être sans aucun doute magiques.

Bien entendu, les autres religions qui suivirent se sont appropriées ces phénomènes. D’autres mythologies, d’autres noms, de nouvelles croyances, sans que la composition du précieux liquide ne change d’un iota.

La géobiologie donne les réponses à ces énigmes, il s’agit en réalité de veines d’eau qui circulent dans le sous-sol en se chargeant sur des lignes telluriques ainsi que sur des couches géologiques de métaux, semi-métaux ou métalloïdes* qui sont nombreux dans le sol.

 

*Un métalloïde est un élément chimique qui ne peut être classé ni dans les métaux ni parmi les non-métaux, c’est-à-dire dont les propriétés physiques et chimiques sont intermédiaires entre celles d’un métal et d’un non-métal.

Faisant partie de la table de Mendeleïev, chaque métal possède ainsi une information vibratoire avec sa propre fréquence, ce qui lui donne des vertus spécifiques.

* On notera qu’avec ces résilles, il n’existe pas de risques de toxicité, comme par exemple les aliments au contact avec l’aluminium, car elles fonctionnent par information comme en homéopathie ou oligothérapie.

Un géobiologue confirmé détecte aisément ces lignes, qui, dans certains lieux, sont nombreuses et dans beaucoup de cas concentrées.

Il a sans doute fallu attendre de nombreuses décennies pour que l’on connaisse les vertus de chacune d’elles. Pour les désigner, j’emploie le terme « médicinales », d’autres les nommeront magiques, miraculeuses, guérisseuses, ésotériques ou autres.

Les vertus des lignes qui concernent l’eau de la fontaine de Pont de Crau : 

Le manganèse/ cuivre: les infections orl, une bronchite chronique.

Le nickel/ cobalt: digestion.

Le bismuth: orl, syphilis.

Le cuivre: maladie infectieuse, articulations, inflammation.

Le magnésium: céphalée, articulations douloureuses, crampes, névralgie.

Conclusion

Nous ne savons pas depuis quand l’eau jaillissait. Bien entendu, lorsque le village fut alimenté par le réseau d’eau potable, peu à peu la fontaine ne fut plus utilisée. L’arrivée du précieux liquide ayant été obstrué, la veine d’eau a choisi un autre cheminement. 

Michel

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