Lecture tellurique et sismique de la préhistoire

Michel PIERRE

Cet article fait suite au précédent « Et si les anciens savaient ? Hypogées, quartz et forces de la Terre au plateau de Castelet » 

Avertissement 

Ce texte ci-dessous présente une hypothèse basée sur des observations préliminaires et des données limitées. Il ne s’agit pas d’une affirmation définitive, mais plutôt d’une proposition qui mérite d’être explorée et testée plus avant par des recherches et des études supplémentaires. Les conclusions tirées ici doivent être considérées comme des points de départ pour des discussions et des investigations futures, plutôt que comme des certitudes établies. 

Bien avant que les sismographes n’enregistrent les pulsations de la Terre, certains hommes savaient ressentir.
Ils savaient interpréter le souffle du vent dans les grottes, ressentir l’énergie du quartz dans la roche, écouter la vibration du sol sous leurs pieds.

Pourquoi retrouve-t-on tant de grottes décorées et de sites sacrés anciens aux mêmes endroits ? Pourquoi les lieux de recueillement se succèdent sur les mêmes zones géographiques? Était ce le fruit du hasard, ou suivaient ils des critères oubliés ?

En croisant les connaissances modernes sur les séismes, sur les minéraux comme le quartz et les connaissances modernes sur les énergies telluriques, cet article propose une réponse étonnante : nos ancêtres auraient peut-être ressenti des choses que nous avons désapprises.
 

La France métropolitaine est globalement une zone de sismicité modérée, avec une centaine de séismes annuels dépassant la magnitude 3, principalement localisés dans les Alpes, les Pyrénées, le Jura, les Vosges, la Corse et certaines parties du Massif central et de la Provence. Les bassins parisien et aquitain restent quasi asismiques. 

Les vibrations sismiques ne sont pas permanentes, elles surviennent uniquement lors des séismes. En dehors de ces événements, le sol est stable à l’échelle perceptible humaine. Des capteurs sensibles, comme les sismomètres, peuvent détecter de très légers mouvements appelés microséismes, mais ceux-ci restent imperceptibles et non dangereux. 

Par ailleurs, des vibrations naturelles très faibles, appelées bruit de fond sismique, peuvent être enregistrées en permanence. Elles proviennent d’éléments naturels comme le mouvement des océans, le vent, ou des phénomènes atmosphériques. Ces vibrations ne sont pas liées directement à une activité tectonique. 

Un autre phénomène intéressant est la piézoélectricité naturelle du quartz, présent dans les roches comme le granit ou le grès. Lorsqu’il est soumis à une contrainte mécanique (pression tectonique, micro-fracturation), le quartz peut générer des charges électriques. Ce mécanisme peut produire des signaux électromagnétiques, parfois observés avant certains séismes. Des recherches menées par des scientifiques comme Friedmann Freund suggèrent que ces signaux liés aux « trous positifs » mobiles, pourraient être des précurseurs sismiques. 

 

En conclusion, si le sol peut vibrer en continu à très faible intensité, ces phénomènes sont naturels, non perceptibles, sans danger, et distincts des véritables secousses sismiques. 

 

Résumé scientifique de base 

Référence : Friedmann Freund et la théorie des « porteurs de charge positive mobiles » (p-holes). 

Quand du quartz (dans le granit, par ex.) est soumis à une contrainte mécanique, il libère des porteurs de charge mobile appelés trous positifs. 

Ceux-ci peuvent générer : 

  • Des courants électriques transitoires 
  • Des champs électromagnétiques (ULF/ELF) 
  • Parfois des lumières sismiques visibles 

La sensibilité spirituelle des hommes du Paléolithique aux énergies telluriques.

Les hommes du Paléolithique, bien avant l’invention de l’écriture ou des religions organisées, vivaient dans une étroite symbiose avec la nature. Leur existence n’était pas séparée du monde naturel : elle en faisait pleinement partie. Chaque élément, la pierre, l’animal, la source, l’arbre ou le ciel avait une valeur symbolique et spirituelle.
Cette manière d’être au monde, fondée sur l’expérience directe et intuitive, s’accompagnait probablement d’une perception subtile des forces invisibles qui émanent de la Terre : ce que l’on appelle aujourd’hui les énergies telluriques.
 

Une Terre vivante, sacrée 

Pour les hommes, la Terre n’était pas un objet inerte. Elle était vivante, sacrée, parfois même personnifiée comme une mère primordiale : la Mère-Terre. Cette perception se retrouve dans l’abondance de figurines féminines retrouvées dans les sites archéologiques, comme la fameuse « Vénus de Willendorf », symboles de fertilité, de vie et d’ancrage terrestre. 

Elle émettait selon eux des forces, des « souffles », des énergies invisibles qui circulaient à travers les roches, les failles, les eaux souterraines, les montagnes. Ces flux naturels étaient ressentis non pas avec les instruments de la science moderne, mais par une sensibilité intérieure, subtile, que l’on pourrait aujourd’hui qualifier d’intuition, voire de perception chamanique. 

De nombreuses grottes ornées du Paléolithique sont situées à des endroits précis, près de failles géologiques, de sources, ou sur des lignes que certains chercheurs modernes identifient comme des « lignes telluriques » ou « réseaux sacrés » (souvent associés au concept de réseaux Hartmann ou Curry). Ces lieux n’étaient probablement pas choisis au hasard : ils étaient perçus comme des lieux de puissance, où les énergies de la Terre étaient particulièrement présentes, propices à la connexion avec les guides et les esprits. 

Depuis des millénaires, les grottes préhistoriques comme celle de Lascaux en Dordogne fascinent par leurs peintures rupestres. Ces œuvres, réalisées par les premiers hommes, gravés ou peints sur les parois à l’aide de pigments naturels représentent principalement des animaux, chevaux, bisons, cerfs, symboles mystérieux, silhouettes humaines à moitié animales.  

Longtemps considérées comme de simples représentations de la faune ou liées à des rituels de chasse, ces peintures révèlent aujourd’hui un autre secret : certaines d’entre elles pourraient aussi avoir une fonction astronomique.
Des chercheurs ont en effet mis en évidence des correspondances entre la position des animaux dans les fresques et celle de constellations visibles à l’époque. Un témoignage fascinant de la richesse symbolique et des connaissances du ciel des peuples préhistoriques.
 

Il ne s’agissait pas seulement d’art ou de décoration, mais d’un acte rituel, d’un dialogue avec les forces spirituelles.  

La grotte devenait un espace sacré, un ventre cosmique, une matrice où s’opérait la transformation de l’âme, la communication avec les esprits, ou l’initiation chamanique. 


Un chamanisme originel 

Les peuples de cette période n’avaient pas de religion structurée, mais on peut supposer qu’ils pratiquaient une forme de chamanisme primitif. Le chaman ou tout membre du groupe doté d’une sensibilité particulière, était celui ou celle qui savait ressentir les flux d’énergie, interpréter les signes naturels, voyager dans l’invisible à travers les rêves, les transes ou les rituels. 

Les énergies telluriques étaient alors perçues comme les manifestations de la volonté de la Terre, ou comme des passages entre les mondes : celui des vivants, des morts, et des esprits. Le chaman, en état de conscience modifiée, pouvait s’aligner avec ces énergies pour guérir, guider, ou protéger son clan. 

Aujourd’hui, la science moderne peine à reconnaître ces perceptions anciennes, faute de preuves mesurables. Pourtant, de nombreuses traditions spirituelles, de cultures très différentes, ont conservé cette vision vibratoire du monde : les lieux sacrés chez les Amérindiens, les lignes du dragon en Chine, les sites mégalithiques européens, etc. 

Certains pensent que l’homme moderne a perdu cette connexion intuitive avec la Terre, mais qu’elle peut être retrouvée par la méditation, le contact avec la nature, ou les pratiques énergétiques comme la géobiologie. Le souvenir de cette sensibilité originelle aux énergies telluriques nous invite à repenser notre rapport à la Terre, non comme une ressource à exploiter, mais comme un être vivant, avec lequel nous pouvons renouer une relation sacrée. 

Pourquoi nos ancêtres choisissaient certains endroits pour édifier leurs lieux sacrés ? 

Au temps du Paléolithique, il y a plusieurs milliers d’années, les humains ont commencé à choisir certains endroits comme lieux sacrés. Ces lieux servaient souvent à faire des peintures, des rituels, des funérailles ou à exprimer des croyances. Mais comment choisissaient-ils ces endroits ? L’un des critères les plus importants était… le sol ! 


Un choix qui a du sens 

Choisir un lieu sacré, ce n’était donc pas juste une question de beauté ou de hasard. C’était un choix réfléchi, lié à ce que la nature offrait. Grâce à ce lien entre les humains et le sol, nous pouvons aujourd’hui encore admirer ces témoignages de la préhistoire. 

Le choix du sol pour implanter un lieu sacré ne se faisait pas au hasard. Il semble que la composition minérale du sol jouait un rôle déterminant. Certains minéraux, perçus comme dotés de propriétés symboliques, énergétiques ou spirituelles, pouvaient influencer l’emplacement choisi pour les rituels ou les pratiques sacrées. Ainsi, la relation entre l’homme préhistorique et son environnement géologique témoigne d’une sensibilité particulière à la nature et à ses manifestations. 


Conclusion 

Pourquoi ce lieu a-t-il été choisi pour l’implantation de mégalithes ? C’est une question que je me suis posée à maintes reprises. 
Si vous suivez mes articles, vous aurez deviné que je fais ici référence au plateau de Castelet, dans les Bouches-du-Rhône avec ses hypogées, menhirs, dolmens et cromlechs. 
Bien sûr, il ne s’agit là que d’une hypothèse, mais je suis intimement convaincu que le choix de cet emplacement n’a rien d’anodin. La présence de minéraux tels que le quartz, le mica ou encore le feldspath, avec leurs propriétés particulières, a sans doute joué un rôle déterminant dans la décision de nos ancêtres. Ces éléments, à la fois discrets et puissants, ont peut-être guidé leur intuition bien plus que nous ne pouvons l’imaginer aujourd’hui. 

 

Michel, chercheur de l’invisible. 

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